Aline Bingen : « Je ne suis pas carolo pourtant j’❤ Charleroi. »

Aline Bingen vient de Bruxelles. Il y a maintenant près de 1O ans qu’Aline s’est installée à Charleroi, après avoir obtenu un poste à l’ULB-Charleroi en tant que chargée de cours au sein de la Faculté de Philosophie et Sciences Sociales. Elle est également membre du centre de recherche Metices en tant qu’analyste des conflits sociaux. Aujourd’hui, elle se prête au jeu et nous explique pourquoi elle ❤ Charleroi, même si elle n’est pas carolo.

Qu’est ce qui vous a amenée à Charleroi ? 

Je suis souvent venue à Charleroi avec mon père, passionné de photo, pour découvrir les expositions du Musée de la photographie, mais nous ne faisions qu’emprunter le ring sans jamais prendre le temps de s’arrêter au coeur de la ville, car nous n’étions que de passage. Ensuite, à partir de 2004, ce sont mes activités de recherche pour le centre de sociologie du travail, de l’emploi et de la formation de l’ULB qui m’ont conduite au Pays Noir afin d’étudier les luttes syndicales pour la sauvegarde de l’emploi et les trajectoires sociales et professionnelles de travailleurs licenciés en reconversion. J’ai commencé à y enseigner en 2008 dans le cadre du Master en sciences du travail à horaire décalé de l’ULB-Charleroi, période à laquelle j’ai quitté Bruxelles pour venir vivre à Charleroi et y rejoindre mon compagnon.

Aviez-vous des préjugés sur la ville ? Quels étaient-ils ? Et en quoi ont-ils ou non changé ? 

Je n’ai jamais eu le moindre préjugé à l’égard Charleroi, bien au contraire ! Ses terrils, sa route de Mons bordée d’infrastructures industrielles et son ring futuriste m’ont toujours attirée.

Selon vous, quelles sont les grandes qualités des carolos ? 

Trois qualités me viennent à l’esprit : le réflexe que les carolos ont à chercher le positif chez autrui avant de juger, de critiquer, voire de cataloguer. Certainement aussi l’usage commun de l’humour, du second degré et de l’autodérision et ce, quel que soit l’âge, le statut social ou le contexte. Et enfin, la chaleur de leur accueil et leur extrême générosité.

Si vous deviez décrire Charleroi en un mot , quel serait-il et pourquoi ? 

« MODESTE », tant en référence à la condition sociale d’un nombre encore trop important de carolos qu’en référence à leur humilité et leur retenue à faire étalage de leurs précieuses et nombreuses qualités.

Quels sont vos 3 QG à Charleroi ?

La Brasserie de l’Eden, le Musée de la photographie évidemment ainsi que le Centre Universitaire Zénobe Gramme où j’exerce.

Vous sentez-vous carolo, si oui, de quelle manière ? 

Je dois dire que j’ai d’abord été positivement surprise de m’entendre dire « tu es carolo » dès le lendemain de mon emménagement. Aujourd’hui, les rencontres avec de multiples acteurs de la vie sociale, culturelle et associative locale ont permis de faire naître de nombreux projets, en faveur des jeunes dits « éloignés de l’emploi » sur les questions de santé au travail ou sur la lutte contre les inégalités. Cet engagement à la fois professionnel mais également militant renforce mes liens avec Charleroi et son redéploiement. Enfin, mes racines sont certainement devenues d’autant plus profondes que je suis à présent maman d’une petite carolo 😉

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