Jennifer Duus : « Je ne suis pas carolo pourtant j’❤ Charleroi. »

Jennifer Duus est née au Danemark, mais elle est arrivée en Belgique et plus précisément à Bruxelles lorsqu’elle avait à peine un an, où elle grandit avec ses parents et ses 3 soeurs. Elle fait ses études primaires et secondaires à l’Ecole Européenne à Uccle et passe 3 ans à Tokyo pendant son adolescence lorsque sont père y est envoyé en délégation pour la Commission Européenne. De retour en Belgique, elle poursuit ses études supérieures à la Haute Ecole Francisco Ferrer, où elle obtient son diplôme d’interprète de conférence en français, anglais et espagnol. Elle travaille comme interprète dans un cabinet danois quelques années, touche au monde de la finance, du recrutement et de la pharmaceutique avant de rejoindre les institutions européennes. Quel parcours ! Aujourd’hui, elle travaille pour une agence européenne située à Valenciennes et a choisi de poser ses valises à… Gerpinnes. Elle nous explique pourquoi elle ❤ Charleroi, même si elle n’est pas carolo.

Qu’est-ce qui vous a amenée à Charleroi ? 

L’AMOUR ! J’ai fait la rencontre du papa de mon fils en 2002. Il était aussi originaire de Bruxelles mais il avait déjà une partie de sa vie à Gerpinnes : il avait rencontré une carolo qui lui avait donné 2 enfants. Nous travaillions tous les deux à Bruxelles. Impossible pour lui de revenir sur la capitale vu que ses filles étaient scolarisées à Charleroi. C’est donc moi qui suis venue à lui ! C’était en décembre 2002, depuis je ne suis plus jamais repartie.

Aviez-vous des préjugés sur la ville ? Quels étaient-ils ? En quoi ont-ils ou non changé ? 

OUI ! J’avais entendu dire que Charleroi faisait partie des villes les plus pauvres, sales et déprimantes du pays ! Lorsque je vivais avec le papa de mon fils, nous ne faisions que traverser Charleroi, sans jamais vraiment s’y arrêter : nous déposions les enfants à l’école le matin, et nous les récupérions le soir. Les weekends, nous les passions dans d’autres villes et souvent à Bruxelles. Auparavant, je ne me suis jamais donné la peine de connaître Charleroi. Ce n’est qu’en 2015, lorsque je me suis retrouvée célibataire, que j’ai commencé à découvrir cette ville entourée de mes amis. Mes amis carolos m’ont emmenée dans des endroits, des bars, des restaurants, des boutiques dont j’ignorais l’existence et j’ai découvert une ville pleine de vie, de gaité, pleine d’énergie et de sourires !

Selon vous, quelles sont les grandes qualités des carolos ? 

Je les trouve chaleureux, accueillants, fêtards, respectueux et extrêmement drôles ! Lorsque je suis arrivée « au pays noir », je n’aurais JAMAIS cru qu’il aurait été possible de m’y faire des amis. Je « laissais » derrière moi à Bruxelles une bonne bande de copains. Pourtant aujourd’hui, mes meilleures amies sont de véritables carolos ! Elles m’ont ouvert grands les bras et le coeur comme rarement on l’avait fait auparavant.

Si vous deviez décrire Charleroi en un mot, quel serait-il et pourquoi ?

Divertissant, pour toutes les choses que j’y pu citer précédemment.

Quels sont vos 3 QG à Charleroi ? 

Le Nauti, La Manufacture (et la Table de la Manufacture) ainsi que le Malt.

Vous sentez-vous carolo, si oui, de quelle manière ? 

Je me sens carolo et bien intégrée lorsque je suis avec mes amies de Charleroi ! Je me sens Carolo lorsque j’y traine avec mon fils, qui y est né. Mais je me sens Bruxelloise lorsque je suis à la capitale, je me sens Danoise lorsque je suis au pays, et je me sens européenne quand je suis au bureau. Je m’adapte partout où je vais grâce à l’éducation que j’ai reçue. C’est grâce à mes parents que je suis devenue une citoyenne du monde.

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